Quand le vent se lève, qui es-tu vraiment ?

Une invitation à revenir au centre

Introduction

Tu passes une grande partie de ta vie dans ta tête. À penser, analyser, anticiper, résister. Et souvent, tu crois que ce flot incessant, c’est toi.

Mais si ce que tu appelles “toi” n’était qu’une agitation passagère ?

Et si, derrière le bruit, il existait quelque chose de plus vaste, plus stable, déjà là ?

Cet article n’est pas une méthode. Ce n’est pas une technique à appliquer. C’est une invitation à regarder autrement… et à te souvenir.

Le mental n’est pas un ennemi

Le mental n’est pas quelque chose à combattre. Il n’est même pas réellement un problème.
Le mental est surtout l’absence de ta présence.

Quand tu es pleinement là, présent à toi-même, le mental se calme naturellement. Non pas parce que tu l’as contrôlé, mais parce que tu n’es plus absorbé par lui. Le bruit cesse quand l’attention revient à sa source.

Les pensées ne t’appartiennent pas

Les pensées ne sont pas à toi. Elles ne naissent pas en toi, elles ne font que passer.

Elles viennent de l’extérieur, circulent, se déposent parfois un moment, puis repartent. Comme un nuage qui s’arrête au-dessus d’une montagne avant de continuer sa route. La montagne n’a rien fait pour l’attirer, ni pour le chasser.

Tu n’as rien à faire non plus.

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Le vent et la mer

Les pensées sont comme le vent. Quelque chose d’extérieur à toi.

Le vent peut agiter la surface de l’océan, créer des vagues, du mouvement, parfois même une tempête. Mais il ne peut pas affecter les profondeurs. Le chaos n’existe qu’en surface.

Au fond, l’océan reste calme, intact, silencieux.

Le mental comme agitation de la conscience

Le mental est une agitation de la conscience, exactement comme les vagues sont une agitation de la mer.
Quelque chose est venu perturber l’espace : le vent pour l’océan, les pensées pour la conscience.

Quand tu restes à la surface, tout semble confus, instable, désordonné. Mais quand tu descends en profondeur, tu découvres que rien n’a jamais été réellement touché.

L’erreur du contrôle

Beaucoup essaient de contrôler leur mental. Mais personne ne peut le faire.

Vouloir contrôler le mental signifie qu’une partie du mental tente d’en contrôler une autre. C’est une lutte intérieure sans fin. Une vague qui essaie d’en calmer une autre.

C’est ainsi que naissent la tension, la fatigue mentale, l’angoisse, parfois même la névrose. Plus tu luttes, plus le bruit augmente.

Le contrôle n’est pas la solution.

Alors… qui veut contrôler ?

Pose-toi cette question honnêtement : qui est celui qui essaie de prendre le contrôle ?

Ce n’est pas toi.
C’est encore une vague.

Il existe des vagues dites « non spirituelles » : la colère, la jalousie, le désir, la possessivité, la haine. Et des vagues dites « spirituelles » : la méditation, l’amour, la compassion.

Mais qu’elles soient spirituelles ou non, ce sont toujours des vagues. Elles apparaissent à la surface.

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L’observateur et le retour au centre

La vraie transformation commence quand tu deviens l’observateur.

Quand tu regardes les pensées venir et repartir sans intervenir, sans juger, sans lutter, quelque chose se replace naturellement. Le mental n’est pas supprimé, mais il n’est plus le maître.

Tu es revenu au centre.

Être centré, c’est être enraciné en toi-même, ancré dans cette profondeur que rien ne peut troubler. C’est cela, la science de la méditation : savoir revenir au centre, encore et encore.

Le lotus sous la pluie

Quand tu es profondément ancré, tu n’es plus inquiet de ce qui se passe à la surface.
Les vagues peuvent être fortes, la tempête intense, tu peux même en apprécier la beauté. Elles ne te menacent plus.

C’est pour cela que le lotus est un symbole si important en Asie. Il représente la méditation, la voie de la conscience. Une expression dit : « Sois simplement un lotus, et cela suffira. »

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Reste détaché, et tu auras le contrôle de toi-même.
Reste imperturbable, et tu seras le maître.

Non pas le maître des vagues, mais le maître de ton centre.

Conclusion

Le vent se lèvera encore.
Les vagues danseront, parfois avec douceur, parfois avec violence.

Tu pourras continuer à t’y perdre... ou apprendre à regarder sans te noyer.

Peut-être qu’au fond, la paix n’est pas l’absence de mouvement, mais l’intimité retrouvée avec ce qui, en toi, n’a jamais quitté le rivage.

Inspiré du livre être en pleine conscience - une présence à la vie de l'auteur Osho.

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